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Quant tout tombe, il reste la Culture

Quant tout tombe, il reste la Culture 

Edité le : 11 juillet 2010
Auteur : Carole CRATER

Dany LAFERIERE écrivain haïtien avait la lourde tâche de prononcer le discours d'ouverture du  Festival de Fort de France. Et ce n'était pas chose facile, quant dans une salle comble, au nombre des personnalités officielles on dénombre le Docteur Pierre ALIKER, l'ami fidèle d'Aimé CESAIRE, qui, du haut de ses 103 ans,  acceptait de prendre place aux côtés du président du Conseil Régional, du maire de Fort de France, et pour la première fois du vice  président de la collectivité de Saint Martin. 


sermac

Salle comble parce qu'y ont pris place les parents des stagiaires du SERMAC qui par l'inscription de leurs enfants dans les ateliers du SERMAC, témoignent de leur engagement à poursuivre l'œuvre de désialénation du peuple martiniquais. Salle comble d'élus municipaux et de conseillers régionaux et généraux du PPM, Parti Progressiste Martiniquais, conscients de leur responsabilité de gardiens.

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Alors en communicant averti, Dany LAFERIERE s'adressera directement au Docteur ALIKER, lui déclarant "qu'il était du haut de ses 103 ans, promu désormais meilleur spécialiste des affaires martiniquaises". Et comme un message de remerciement au peuple martiniquais tout entier et à Aimé CESAIRE en particulier, l'écrivain haïtien racontera son ressenti après le séisme du 12 Janvier. "J'ai vu tomber les murs  certes, mais j'ai surtout vu un peuple debout qui à l'instar de la marchande de mangues devant son étal au lendemain du séisme. S'il y a une chose que HAïTI a produite c'est la culture, si nous chérissons la culture comme ce soir, c'est pour qu'elle nous accompagne dans les mauvais jours". 
 





Le spectacle offert par la troisième génération du SERMAC au Docteur ALIKER devait témoigner de la poursuite acharnée de la lutte contre l'assimilation, en dépit notre ouverture vers le monde. Un engagement solennel du maire Raymond Saint Louis Augustin, et de Serge LETCHIMY, avant lui qui malgré les rigueurs budgétaires qu'imposent les dérèglements mondiaux, entendent poursuivre le festival mais aussi le travail de conscientisation des ateliers du SERMAC.
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Parce que  le public présent hier, se laissant guider à travers une émission télé,  clin d'œil au projet non abouti TBK, aura entendu les premiers cris de Ti Emile au pitt de Dillon, aura décrypté  les danses de Mickael Jackson ou le charlestone déchainé et autres blues de la Nouvelle Orléans, et que dire de Paulo ATHANASE, vous prenant aux tripes, comme pour arracher le cri nègre de chacun de nous. 

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Bravo aux stagiaires des ateliers Dance hall Hip Hop du SERMAC, le 39ème  festival fera aussi date dans la lutte pour l'acceptation des sons et danses urbaines.
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