Ce sont là les trois questions orientant le débat organisé hier par la ville au palais des congrès de Madiana. Une quarantaine d'associations foyalaises issues des quatorze quartiers relevant du CUCS Contrat Urbain de Cohésion Sociale ont répondu à l'invitation de la ville. Une démarche participative qui doit aboutir à la signature fin Janvier de l'avenant du Contrat de cohésion sociale liant la ville à l'état.

La ville de Fort de France a choisi en effet de mobiliser tous les moyens à sa disposition afin d'organiser des réponses les plus cohérentes et les plus opérationnelles face à la situation sociale.
kolé tet kolé zépol du créole haïtien pour inviter à un véritable front contre toutes les formes de dé socialisation, dans son discours de bienvenue le maire Raymond Saint Louis Augustin a exprimé une pensée pour le peuple haïtien qui entrait il y a tout juste un an dans un long parcours de souffrance physique et moral après le terrible tremblement de terre.

Remerciant chacun de ses actions de bénévolat, individuelles ou collectives, le maire a annoncé la décision d'ores et déjà actée d'une mobilisation accrue de toute l'administration municipale.
Signé en 2007 le CUCS de Fort de France piloté par le GIP GPV, s'étend sur 14 quartiers dont 5 en zone urbaine sociale soit environ 50% de la population.
Sont donc concernées les associations de Floréal, Langellier Bellevue, Citron-Trénelle, Ermitage, Terres Sainville, Centre ville Rive droite, Corridon, Sainte Thérèse, Bon Air,Haut du port, Volga, Dillon, Chateauboeuf Voix de ville.
811 actions ont été financées par l'état via le CUCS de 2007 à 2010, du sport à la culture en passant par le logement des jeunes ou le soutien scolaire, il faut noter la baisse significative en 2009 et le ralentissement en 2010 liés aux difficultés financières et structurelles qu'ont connues diverses associations après la crise de Février.
La démarche entamée hier à Madiana se poursuit ce samedi 15 Janvier de 09 h à 12 h au salon d'honneur du stade de Dillon.