Première étape de la visite de la délégation du sénat la mairie de Fort de France. Accompagnée du sénateur martiniquais Serge LARCHER, la délégation de la commission des lois est composée des sénateurs Bernard Frimat vice président , Christian COUINTAT Secrétaire de la commission et de Philippe Bachschmidt administrateur principal au sénat.

Cette visite protocolaire s'inscrit toutefois dans le cadre des consultations entreprises avant l'adoption par le sénat du projet de loi portant création des collectivités de Martinique et de Guyane. Dans son propos de bienvenue Raymond Saint Louis Augustin précisait : "Nous sommes des européens de nationalité française et d'identité martiniquaise", et que la Martinique s'apprête à vivre un moment historique avec la mise en place de la collectivité unique. Entouré de Didier Laguerre et Johnny Hajjar deux de ses adjoints par ailleurs respectivement conseiller régional et conseiller général, le maire de la ville a présenté à la délégation les observations et propositions de la ville qui sont également celles du Parti Progressiste Martiniquais.
Concernant le mode de scrutin la ville est pour une circonscription unique composée de 8 sections qui permettra une représentation équilibrée de l'ensemble du territoire. Bien au fait de la situation sociale et économique de la Martinique, et habituée à la gestion de la plus grosse en terme de nombre de personnel, la ville reste ferme sur une mise en œuvre de la collectivité en 2014, la fusion du département et de la Région étant est une opération des plus complexe qui nécessite du temps pour une parfaite concertation.
Pour ce qui concerne la fusion pressentie des deux conseils consultatifs, la ville entendant défendre l'idée que la culture et l'éducation restent une priorité de développement incontournable, propose le concept d'un conseil consultatif composé d'une section économique sociale et environnemental et d'une section de l'éducation et de la culture.
La ville propose que la nouvelle collectivité garde la clause de compétence générale que le conseiller exécutif qui serait sous le coup d'une motion de défiance puisse demeurer membre de l'assemblée et s'oppose enfin au renforcement du pouvoir de substitution du représentant de l'état.
La séance de travail marathon s'est terminée

par le traditionnel échange de cadeaux propices généralement à des échanges conviviaux.