Nos héritages amérindiens restant à ses yeux à approfondir, étape essentiel dans notre quête permanente de notre histoire. Avant d'aborder l'organisation des jeux amérindiens en Martinique, objet de sa visite, Jean Paul FEREIRA, le Maire de Awala-Yalimapo a évoqué toutes les difficultés auxquelles il est confronté au quotidien face à l'incohérence du discours du président français vis à vis des différents peuples de Guyane.

Des peuples et une jeunesse en souffrance au sein desquelles ont été dénombré de nombreux suicides ces derniers mois. La commune de Awala-Yalimapo situé à 22 km de Mana, à l’extrême nord de la Guyane s'étend en fait à l'embouchure des deux fleuves Mana et Maroni. Célèbre pour sa longue plage de 5 km où des centaines de tortues luth, vertes et olivâtres viennent pondre à longueur d'année, la commune créée en 1988, compte à ce jour un peu moins de 1000 habitants.
Mais Awala-Yalimapo a pour ambition de sortir de l'ombre envers et contre tous et l'une des armes incontestables de cette politique est d'organiser de grands évènements comme les jeux auxquels sont invités de plus en plus de pays de la caraïbe, et pour la première fois les deux départements d'Outre mer Guadeloupe Martinique.

Invitée en Décembre 2011 donc, l'Association KARISKO fait son lobbying pour rassembler un maximum de décideurs autour du projet d’accueil en Martinique des jeux amérindiens 2012, le Maire Raymond SAINT LOUIS AUGUSTIN pressenti pour en être l'un des ambassadeurs a précisé qu'il ne souhaitait pas que l'on fasse de ces jeux une manifestation folklorique.
Les jeux rappelons sont en fait des olympiades dont les différentes épreuves sont basées véritablement sur la vie quotidienne des amérindiens, ainsi les concurrents sont ils amenés à porter des troncs d'arbres, à faire du tir à l'arc, grimper à des cocotiers etc... Les personnes intéressées sont invitées à se rapprocher de l'association KARISKO afin surtout de débuter au plus tôt leurs entrainements.