Il s'agissait d'informer les familles de la démolition prochaine de leur maison, préalable nécessaire au démarrage des travaux. Après le temple et les deux villas surplombant l'allée des manguiers, d'autres maisons seront en effet détruites au fur et à mesure afin de permettre la construction des quelques sept parois clouées préconisées par les différentes études réalisées sur le terrain depuis le fameux 02 Mai 2011. Un événement dramatique qui fera date dans l'histoire de Fort de France, tant il aura affecté les 150 personnes directement affectées à ce jour, les riverains dans leur ensemble, les élus et les techniciens de la ville.

Le Maire Raymond SAINT LOUIS AUGUSTIN a insisté encore hier, au cours de la conférence de presse, sur les différents impacts de cet évènement climatique sur la Ville et notamment sur la parfaite réactivité dont ont du faire preuve toutes les équipes de la Ville de l'assistant social aux ingénieurs en passant par la Direction de la protection civile et les équipes dédiées à la démocratie participative pour une information claire, sans détour et au quotidien presque des sinistrés.
Autant de professionnels qui se réunissent régulièrement en cellule de crise. Une cellule encore en alerte, au moins jusqu'à la fin de la saison des pluies le 30 Novembre prochain. Le glissement de terrain de Morne Calebasse n’est toujours pas stabilisé à ce jour. La Ville assure un suivi quotidien de l’évolution du phénomène par ses équipes techniques et les entreprises mandatées par elle.
Les résultats des études ont permis de modéliser des confortements et le dimensionnement des ouvrages pour stabiliser les masses en mouvement.

Des parois clouées du style de celle visible sur la route de Balata seront construites dans des tailles et format différents.
L’importance du phénomène et de ses conséquences a déjà entraîné et continue à générer des dépenses considérables pour la Ville évaluées à ce jour à :
Actions d’accompagnement des familles : 112 000 € ;
Travaux conservatoires et études : 1,4 millions € ;
Travaux de confortement estimés à 8 millions d’euros avec un délais de 12 mois.